Les Jeudis du Campus

 

« Les jeudis du campus, sont l’occasion de mieux connaître les activités de recherche de nos laboratoires, ces rencontres sont l’occasion de partager un moment convivial et d’échanger avec les chercheurs et ingénieurs passionnés. Ces événements s’adressent à l’ensemble du personnel du campus. »

Organisés par la délégation CNRS Paris-Villejuif, le CLAS de Villejuif avec le soutien et la participation de l’unité Ardis, UAR CNRS 2259.

A l’affiche 2022

Pour celles et ceux qui sont arrivé.es après février 2020, le CNRS Ile-de-France Villejuif, l’unité d’appui à la recherche ARDIS, et le CLAS de Villejuif convient depuis 2016 l’ensemble des personnels du campus de Villejuif à un moment d’échange autour de la recherche scientifique chaque 3ème jeudi du mois.

La conférence aura lieu en salle de conférence du bâtiment L (50 personnes max.) mais également en direct sur la chaîne YouTube afin de s’adapter aux contraintes sanitaires et aux situations de télétravail.

Mathilde Laurent-Brocq et Lola Lilensten « Le recyclage par voie solide, une voie prometteuse pour les alliages d’aluminium »

Mathilde Laurent-Brocq, chargée de recherche à Institut de Chimie et des Matériaux Paris Est et Lola Lilensten, chargée de recherche à Institut de Recherche de Chimie Paris, créatrices du compte instagram  « Ô mon labo » pour une conférence sur le projet « Le recyclage par voie solide, une voie prometteuse pour les alliages d’aluminium ».

Afin de limiter le réchauffement climatique, l’Union Européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins 40 % en 2030. Afin d’atteindre cet objectif ambitieux, tout comme les autres secteurs, celui de la production des alliages métalliques doit drastiquement diminuer ses émissions. Pour cela, le développement de nouvelles méthodes de recyclage est une voie prometteuse. Actuellement, les alliages métalliques sont recyclés par re-fusion, ce qui diminue déjà nettement les émissions de GES. Pour les diminuer encore plus, le recyclage par voie solide consiste à extruder directement les alliages à recycler. Mais avant cela, il faut affronter non seulement les difficultés du recyclage classique mais aussi des problèmes nouveaux. C’est là qu’interviennent la recherche et la science des matériaux.

 

Le compte instagram « O_mon_labo » propose de suivre pas à pas l’avancée de ce projet de recherche sur ce nouveau procédé de recyclage des alliages d’aluminium. A destination des adolescents et jeunes adultes en orientation professionnelle, mais aussi plus généralement de toutes les personnes intéressées par la science et les curieux des autres métiers, son objectif est de faire découvrir le quotidien du métier de chercheur

Emiliano Grossman, « La compétition politique entre mimétisme et manipulation »

Emiliano Grossman est professeur associé à SciencesPo, rattaché au Centre d’études européennes et de politique comparée.

« Pourquoi les acteurs politiques s’intéressent-ils à certains enjeux plutôt qu’à d’autres? Dans un ouvrage récent, Isabelle Guinaudeau et Emiliano Grossman montrent que la compétition politique est en réalité soumise à des dynamiques bien différentes. Les candidats ou leurs partis ne savent pas avec certitude ce qui va faire pencher la balance en faveur de leur parti ou de leurs rivaux. A court terme, la principale source d’information disponible sont les autres partis et leurs stratégies. A cela s’ajoute, éventuellement l’attention médiatique générée par telle proposition ou tel discours. Il en résulte une tendance permanente au mimétisme entre les partis concernant les enjeux qu’ils vont mettre en avant. On assiste ainsi régulièrement à une convergence de l’attention pendant les campagnes politiques, un phénomène que nous appelons le « tunnel de l’attention ».

Dans la continuité de ce travail, Emiliano Grossman s’interroge aujourd’hui sur la capacité des gouvernements à manipuler ce tunnel de l’attention. Les travaux en communication politique ont de longue date démontré que les gouvernements ont un avantage en matière d’information politique. Les médias se tournent vers eux d’abord et tendent à mettre en avant les informations et les explications mises en avant par les gouvernements.

Il s’interrogera notamment sur les aléas de la vie politique, mais aussi sur l’évolution du secteur médiatique et les effets sur la capacité des gouvernements à influencer l’attention médiatique et publique. »

Claire Mathieu, "Modéliser le plafond de verre dans la recherche"

Claire MATHIEU est directrice de recherche en informatique au sein de l’IRIF – Institut de recherche en informatique fondamentale (CNRS/Université Paris Cité), spécialiste des algorithmes. Elle fait de la recherche sur la conception et l’analyse d’algorithmes. Son domaine de spécialité concerne les algorithmes approchés pour des problèmes d’optimisation combinatoire. Claire MATHIEU a occupé la chaire Informatique et sciences numériques du Collège de France en 2017-2018, a participé à la conception des algorithmes de Parcoursup, a reçu la médaille d’argent 2019 du CNRS, et est membre de l’Académie des Sciences.

Au cours de cette conférence, Claire MATHIEU nous parle du plafond de verre dans la recherche, et comment les algorithmes peuvent nous permettre de comprendre certains phénomènes sociétaux de ce type.

“Qui se ressemble s’assemble”, dit un vieil adage. Y compris dans les réseaux sociaux. Nous proposons un modèle d’émergence de réseau de connexions combinant ce principe avec celui d’attachement préférentiel (ou en d’autres termes, “on ne prête qu’aux riches”), permettant de voir émerger de manière organique un phénomène de type “plafond de verre” pour les minorités dans les réseaux, et nous observons que ce modèle est cohérent avec la rarification des femmes en position d’influence dans le monde des publications de recherche en informatique.

La vidéo : https://youtu.be/X2znEIjHMQ8 

Romain Menini, Rabelais et son œuvre.

Romain Menini, maître de conférences en Langue et littérature française à l’université Gustave Eiffel, spécialiste de la littérature française de la Renaissance et de la philologie humaniste, et médaille de Bronze du CNRS 2020 nous parlera de Rabelais et son œuvre.

 Cette conférence sera l’occasion de revenir sur quelques découvertes récentes sur la bibliothèque de François Rabelais, son activité d’éditeur et la genèse de son œuvre. Il s’agira de voir en Rabelais un homme du livre, dont l’activité de lecteur, d’annotateur, d’éditeur, de réviseur et évidemment d’écrivain est à la fois très singulière et tout à fait caractéristique son époque, celle de « l’Humanisme », qui profite de l’invention révolutionnaire qu’a été l’imprimerie.

A l’affiche 2021

Rencontre "Les parlers du Croissant"

🎞️ Les parlers du Croissant, Nicolas QUINT (LLACAN) et Maximilien GUERIN (HTL) Il existe en France un territoire singulier qu’on appelle « le Croissant », qui court le long du Massif Central. Ce territoire est délimité au nord par la zone des langues d’oïl dont fait partie le français, et au sud par la zone où l’on parle traditionnellement l’occitan, ou langue d’oc. Les locuteurs de ces parlers gallo-romans sont généralement âgés de plus de 70 ans. En 2017, une vingtaine de scientifiques se réunissent autour d’un projet de recherche afin de documenter, pendant qu’il en est encore temps, ce patrimoine linguistique : « Les parlers du Croissant : une approche multidisciplinaire du contact oc-oïl », un projet financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR).

👬 Nicolas Quint, chercheur au LLACAN (CNRS/Inalco) et Maximilien Guérin, chercheur au HTL (CNRS/Université Sorbonne Nouvelle/Université de Paris) viennent nous parler du projet et du patrimoine linguistique sur lequel il portait.

LIENS

Pour en savoir plus sur le projet de recherche « Les parlers du Croissant » : Le site du projet de recherche 💻 https://parlersducroissant.huma-num.fr/

Le film

📽️ Voir ci-dessous

Les laboratoires

LLACAN 👉 https://llacan.cnrs.fr/

HTL 👉 http://htl.linguist.univ-paris-diderot.fr/ 

Retrouvez le film réalisé par Franck Guillemain (Ardis, UAR2259)

A l’affiche 2020

Retrouvez le film réalisé par Céline Ferlita : « CRISTAL CNRS : L’IFSEM« , présenté au Jeudi du Campus.

A l’affiche 2019

A propos du film « Kanaky-Nouvelle-Calédonie, La métamorphose du Caillou » de Mehdi Lallaoui

« Kanaky-Nouvelle-Calédonie, La métamorphose du Caillou » de Mehdi Lallaoui (52 minutes).

Composé de trois parties, ce documentaire revient d’abord sur le rappel de la situation issue des accords de Matignon (1998) et de Nouméa (1998). L’évocation des années d’apaisement qui ont permis les cérémonies coutumières de réconciliation avec les familles des gendarmes tués à Ouvéa précède la levée des deux drapeaux (kanak et français) sur les édifices publics. Puis le film revient sur le quotidien des habitants d’Ouvéa pour finir sur des rencontres avec des acteurs de l’histoire calédonienne, loyalistes ou indépendantistes, qui font part de leurs craintes comme de leurs espoirs en cette veille de référendum d’autodétermination du 4 novembre 2018.

A propos de la conférence « Inventer le Grand Paris » par Nathalie Roseau (LATTS)

Le projet « Inventer le Grand Paris » associe des chercheurs issus de plusieurs laboratoires de recherche franciliens (architecture, urbanisme, sciences humaines). Ce projet a vocation à élaborer une histoire croisée du Grand Paris. Croisée, car l’histoire du Grand Paris suppose pour la saisir, d’adopter une diversité d’approches permettant de comprendre de concert les dynamiques à l’oeuvre dans notre région (métabolisme, morphologie, infrastructures, paysage, architecture, planification, institutions, sociologie, etc). Par ailleurs, cette histoire s’inscrit au XXème siècle, dans un mouvement d’internationalisation des idées et des pratiques qui nécessite de comprendre les contextes de l’aménagement des autres métropoles mondiales et les liens qu’elles ont noués avec le Grand Paris. Nous reviendrons sur l’origine du projet de recherche, le dialogue permanent qu’il noue avec l’actualité du « nouveau » Grand Paris, ainsi que sur les modalités particulières de conduite de cette recherche collective.

A propos de la conférence « Les systèmes miniers dans le désert d’Atacama. Un laboratoire international en sciences humaines et sociales. » par Nicolas Richard (CREDA)

Le désert d’Atacama est un laboratoire privilégié, à l’échelle mondiale, pour l’étude de la problématique minière. D’une part, il permet d’appréhender le phénomène avec une profondeur historique et archéologique tout à fait exceptionnelle (exploitations pré-inca, Inca, coloniales et contemporaines) et constitue un des seuls points du globe où l’histoire de l’occupation humaine repose principalement sur l’exploitation minière. D’autre part, il est le théâtre d’une très large variété typologique d’exploitations minières (de très grande à très petite échelle, métalliques et non métalliques, en surface ou souterraines, etc.) qui organisent une histoire sociale, technique et culturelle complexe, inscrite au centre de circulations régionales et mondiales. De même, il s’agit d’un carrefour de cultures et de savoir-faire miniers d’horizons divers qui impliquent une pluralité d’acteurs et de temporalités. Enfin, haut-lieu de l’exploitation minière contemporaine (cuivre, lithium, or, nitrates, argent…), il constitue un terrain stratégique et privilégié pour observer les formes des capitalismes miniers sous contraintes politique et environnementale et permet de réfléchir, dans un contexte global de course aux ressources minières, aux stratégies des acteurs globaux et aux conditions d’adaptation des sociétés locales.

Le Laboratoire International CNRS (LIA) MINES ATACAMA regroupe depuis 2015 différentes équipes françaises et chiliennes en archéologie, histoire et anthropologie et offre un cadre unifié et pluridisciplinaire pour la recherche et la formation en sciences humaines et sociales.

Retrouvez le film réalisé par Sacha Vydrina et Franck Guillemain : « La langue Kakabé en Guinée », présenté au Jeudi du Campus. 

A propos de la conférence Conférence « Eurêka ! (?) Et plus… par Luis Mir

L’effet eurêka est communément l’instant euphorique de soudaine compréhension et de certitude après une phase de tension. Luis Mir viendra discuter du processus de découverte scientifique dans la vie d’un chercheur CNRS, et plus particulièrement dans son domaine de recherche : les nouveaux traitements du cancer. De la naissance d’un concept à ses développements, les étapes qui séparent l’idée du traitement thérapeutique qui en découlera potentiellement sont nombreuses et complexes ; et l’effet eurêka est d’autant plus intense que le résultat est inattendu !

Le Laboratoire de Vectorologie et Thérapeutiques Anticancéreuses est une unité mixte en cotutelle avec l’Université Paris Sud et l’Institut Gustave Roussy, premier centre européen de lutte contre le cancer. Les objectifs de recherche du laboratoire sont la découverte de nouvelles cibles pour le traitement des cancers, leur mise en place, et le développement de méthodes innovantes de vectorisation.

A propos du film "Peintures en pixels" réalisé par Claude Delhaye et Paul Rambaud et produit par CNRS Images

Dans la chapelle Notre-Dame-des-Fontaines, près de Nice, une équipe de chercheurs interdisciplinaires étudie des fresques datant du XVe siècle, pour en comprendre les mécanismes de dégradation et ainsi mieux les restaurer.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Fiat Lux, dont le but est de recueillir un nombre important d’images et d’informations pour les rassembler au sein d’une plateforme numérique. A l’aide de différentes techniques d’imagerie, ces chercheurs vont pouvoir reconstituer les œuvres en 3D, connaître leurs reliefs, distinguer les repeins successifs ou encore reconnaître les éléments chimiques de la matière picturale. Ce film suit aussi les étapes de restauration du triptyque de Vénasque et du retable de la Trinité, dans les laboratoires du CICRP, et l’apport des différents outils de traitement d’images et d’analyse chimique des matériaux. Grâce à ces doubles numériques, historiens de l’art, conservateurs, restaurateurs et scientifiques vont pouvoir suivre l’évolution de ces œuvres dans le temps, pour mieux les conserver.

A propos du film film « Les couleurs de la découverte, 2009-2019 » réalisé par Céline Ferlita

Le CNRS – Centre national de la recherche scientifique fête ses 80 ans d’existence en 2019 ! Une occasion unique pour l’institution de partager le goût de la science avec tous les publics.

La délégation régionale de Villejuif a initié un cycle de rencontres filmées entre le public et les équipes de recherche du CNRS de la circonscription.

Ces rencontres inédites sont au cœur du projet de film « Les couleurs de la découverte, 2009-2019 » qui sera projeté dans le cadre du festival « Les couleurs de la science » qui aura lieu les 13, 14 et 15 septembre 2019.

Retrouvez le film réalisé par Céline Ferlita : « Les couleurs de la découverte », présenté au Jeudi du Campus et lors de la Cérémonie d’ouverture du Festival « Les couleurs de la science » par Antoine Petit, PDG du CNRS.

A propos de la conférence « Nano-médecine : Des vésicules extracellulaires comme nouvel outil thérapeutique » par Amanda Brun, Laboratoire Matière Et Systèmes Complexes (MSC)

Les vésicules extracellulaires (VEs) issues des cellules souches ont des propriétés protectrices et réparatrices favorisant la régénération de différents organes comme les reins, le foie et le cœur. En plus de ces propriétés intrinsèques, elles peuvent être chargées avec des drogues ou nanoparticules thérapeutiques, constituant ainsi une nouvelle classe de vecteurs de médicament biocompatibles car naturellement présent dans l’organisme.

Des études pionnières menées par l’équipe d’Amanda Brun ont permis l’élaboration de VEs visibles par imagerie : des nanoparticules magnétiques encapsulées dans les vésicules permet de les détecter par IRM et des aimants externes de les guider et de les activer dans une zone d’intérêt. Un effet thérapeutique a été démontré lorsqu’un agent thérapeutique est également intégré dans ces vésicules intelligentes.

A l’affiche 2018

A propos du Film "Le mystérieux volcan du moyen-âge"

Pendant plus de trente ans, des scientifiques du monde entier ont cherché en vain le mystérieux volcan qui a engendré l’une des plus gigantesques éruptions explosives de ces dix mille dernières années et bouleversé le climat planétaire. Mais, impossible de trouver le volcan coupable. Où se trouvait-il ? Mystère total !

Construit sur le mode du thriller, ce documentaire suit le fil d’une enquête internationale. En 2010, Franck Lavigne, directeur du Laboratoire de Géographie Physique (UMR 8591) et le volcanologue Jean-Christophe Komorowski décident de reprendre l’investigation à zéro. Nourri de vues sidérantes d’éruptions, de témoignages et d’images de synthèse, le film suit au plus près le fil de leur enquête. Le film, sorti en 2017, a été produit par Kwanza, Arte France, Blink Films, en coproduction avec CNRS Images et l’IRD.

A propos de la Conférence « Lalibela, la Jérusalem africaine »

Marie-Laure Derat, chercheuse au laboratoire « Orient et Méditerranée viendra nous parler d’un programme de recherches historiques et archéologiques sur le site de Lalibela, l’un des joyaux archéologiques de l’Éthiopie. Douze églises, entièrement taillées dans la roche, émergent à la surface du sol. Les monuments sont imbriqués dans un réseau de galeries et souterrains, qui sont autant d’accès aux cours à ciel ouvert au centre desquelles s’élèvent les églises. Basiliques, église cruciforme ou simple chapelle, toutes ont une architecture et une décoration particulière. L’ensemble est attribué au roi Lalibela, qui a régné au tournant des 12e et 13e siècles.

Depuis 2009, l’équipe menée par Marie-Laure Derat, (Orient et Méditerranée) et Claire Bosc-Tiessé (Institut des Mondes Africains) a permis d’élargir considérablement la chronologie d’occupation de ce site et de mieux comprendre ses phases de développement.

A propos de la Conférence « La formalisation des langues »

Max Silberztein, professeur d’informatique à l’Université de Bourgogne et Franche-Comté, et Mourad Aouini, Doctorant à l’Université de Besançon, vous présentent le prochain sujet des Jeudis du Campus, « La formalisation des langues ».

Formaliser une langue revient à la décrire grâce à des langages formels, c’est-à-dire à travers diverses représentations mathématiques. Les phénomènes à formaliser pour décrire une langue sont de plusieurs types : l’orthographe, la phonologie, la morphologie, la syntaxe et la sémantique.

Au travers d’exemples illustrés, ils vous expliqueront comment formaliser ces différents types de phénomènes à l’aide de descriptions mathématiques, qui prennent la forme de dictionnaires et de grammaires électroniques de différentes natures.

Cette approche a permis le développement de technologies de plus en plus utilisées au quotidien dans notre société moderne comme la traduction automatique, l’analyse d’opinion, les agents conversationnels en lignes (chatbots), la recherche d’information textuelle, la construction automatique de résumés, la correction orthographique, etc. »

A propos du Film "Paroles de tapa"

Réalisé par Hélène Guiot et produit par : Société des Océanistes, Paris, Cinéma des Océanistes 2, 2015 (Durée : 54 min.)

Les étoffes végétales appelées tapa s’inscrivent parmi les créations les plus emblématiques des cultures d’Océanie. Pourtant, le tapa apparaît menacé. Son usage a disparu de certaines îles, comme à Tahiti. C’est pourtant cette île, en novembre 2014, qui accueille le premier festival du tapa d’Océanie. Au fil des propos, Paroles de tapa rend compte de l’immatérialité qui accompagne la création de ces étoffes et leur donne sens, d’un passé lointain aux pratiques contemporaines. En arrière-plan, émergent les questions relatives aux modalités de mise en valeur des patrimoines.

Retrouvez le film réalisé par Céline Ferlita : « La fabrique de l’Océan indien », coproduit par notre unité, le LAMOP, Orient et méditerranée et CNRS Images, présenté au Jeudi du Campus a reçu le premier Prix au Festival ANSTIA, décembre 2019, à Lyon.

A propos de la Conférence « Sur les traces d’un patrimoine méconnu : les mausolées du Mâzanderân (Iran, XVe siècle) »

La région du Mâzanderân (nord Iran) conserve un important corpus de structures funéraires érigées au cours du XVe siècle. Ces mausolées révèlent à la fois un type architectural très spécifique, mais aussi un exceptionnel ensemble de portes et de cénotaphes en bois sculptés auquel ils sont associés. Ils conservent enfin un remarquable ensemble de signatures d’artisans, émanant notamment de la corporation méconnue des artisans du bois : ces données épigraphiques introduisent des équipes pluridisciplinaires, mais aussi des familles d’artisans du bois. Cet ensemble, qui n’a fait l’objet que d’études partielles, témoigne de traditions artistiques régionales très marquées. Cette conférence s’attachera à présenter ce patrimoine méconnu, qui apporte donc des perspectives tout à fait nouvelles sur les traditions artistiques du monde iranien des XVe-début XVIe siècles.

A propos : du film "6 portraits des médaillés CNRS"

Médaille de Bronze :

Judit Gervain, chercheuse en neurosciences cognitives développementales, spécialisée dans la compréhension de l’apprentissage de la langue maternelle par les nourrissons, au Laboratoire psychologie de la perception1.

Nicolas Minc, chercheur en biophysique à l’Institut Jacques Monod1 et directeur de l’équipe de recherche Organisation spatiale de la cellule.

Médaille d’argent :

Jérôme Gaillardet, enseignant-chercheur en sciences de la Terre à l’Institut de physique du globe de Paris1 et à l’Institut universitaire de France, directeur de l’équipe de Géochimie des enveloppes externes et coordinateur, à l’échelle nationale, de l’infrastructure de recherche Observatoire de la zone critique, applications et recherche.

Patrick Le Galés, politiste et sociologue comparatiste au Centre d’études européennes et de politique comparée1 : gouvernance, Europe, État, classes sociales, mobilité, action publique.

Cristal du CNRS :

Thibault Carpentier, Ingénieur d’études en spatialisation sonore. Laboratoire Sciences et Technologies de la Musique et du Son (UMR 9912)

Sébastien de Raucourt, Ingénieur de recherche en sciences de l’Univers, Institut de physique du Globe de Paris1 de l’équipe de planétologie et de sciences spatiales et responsable de l’équipe technique développant le sismomètre planétaire au cœur de la mission Insight de la NASA.

A l’affiche 2017

A propos du Film "Denise Bernot, Langues, savoirs, savoir-faire de Birmanie"

Résumé :

Denise Bernot, née le 4 février 1922, ancienne élève de l’École des chartes, fut professeur de birman à l’Institut national des langues et civilisations orientales de 1960 à 1989. Elle y a créé la chaire de birman. Ce film est l’occasion de retracer son itinéraire étonnant et courageux.

Sur une idée originale de : Alexandra de Mersan, Alice Vittrant

Réalisation : Céline Ferlita, Maryline Leducq

Conseillères scientifiques : Alexandra de Mersan, Alice Vittrant

Production : CNRS, Unité « Cultures, Langues, Textes » avec le soutien du LACITO et du CASE

A propos du Film « Les ostensions du Dorat »

Film de Daniel Odon Hurel (LEM) et Franck Guillemain (UPS 2259).

Comme dans une vingtaine de communes de la région du Limousin, le village du Dorat a célébré en 2016 les Ostensions. Ces fêtes dévotionnelles, mélange de traditions religieuses et populaires, datent du Xème siècle et sont célébrées une fois tous les sept ans. Daniel Odon Hurel, chercheur au CNRS et habitant du Dorat, a tenté de comprendre comment y est perçue et vécue cette tradition aujourd’hui. Ce film a été tourné en 2016 à l’occasion des 51ème Ostensions du Limousin.

A propos de la Conférence « Archéologie et linguistique : récentes découvertes en Nubie soudanaise »

Depuis plus de vingt ans, Claude Rilly (CNRS-LLACAN) travaille à la compréhension des textes écrits en méroïtique, la langue des pharaons noirs du Soudan. Depuis neuf ans, il dirige en outre les fouilles archéologiques du site de Sedeinga, au nord du Soudan. Là, une immense nécropole méroïtique s’étend sur 25 ha, livrant chaque hiver de nouveaux témoignages de la vie des anciens Soudanais et de nouvelles inscriptions qui contribuent à l’avancée du déchiffrement de cette langue encore mal connue. La conférence présentera notamment les plus récentes découvertes effectuées en novembre/décembre 2016.

A l’affiche 2016