Éditer une revue scientifique nécessite un travail d’équipe complexe et rigoureux, le processus éditorial, avant de pouvoir publier un numéro : il faut réceptionner les articles soumis par les auteurs, les évaluer, les corriger, les mettre en forme. Tout ceci nécessite l’intervention de nombreux participants, auteurs, comité de lecture, correcteurs et des échanges incessants entre eux. Le (ou plus souvent la) secrétaire d’édition coordonne le tout.

Les outils traditionnels de ce(tte) dernièr(e) sont Word et Excel (ou, mieux, Writer et Calc), Dropbox (ou, mieux, MyCore), de nombreux messages échangés, et un suivi attentif.

Quelles alternatives (libres ou pas) choisir pour simplifier ces tâches ?

Les grands éditeurs scientifiques proposent (et utilisent) plusieurs outils : Atypon (Wiley), Digital Commons (Elsevier),… ils gèrent à la fois le processus éditorial et la publication, mais ce sont des logiciels propriétaires, fermés et payants.

Dans le domaine du libre, on trouve Lodel (OpenEdition, plus adapté à la publication qu’à l’éditorialisation), Dpubs (Cornell university, plus maintenu depuis une dizaine d’années, semble-t-il), et OJS (Open Journal System).

OJS, développé par un consortium académique canadien (PKP, Public Knowledge Project), est un CMS spécialisé dans la gestion du cycle de publication de revues scientifiques, processus éditorial comme publication en ligne. PKP revendique son utilisation par 25000 revues dans le monde.

En partenariat avec un laboratoire de Villejuif, nous nous engageons dans le montage d’une instance OJS pour gérer le processus éditorial d’une revue. L’idée sera ensuite de proposer des instances OJS dédiées aux revues potentiellement intéressées.

Affaire à suivre…